Pourquoi ce blog?

POURQUOI CE BLOG?


Je ne suis pas une experte en randonnée pédestre. J'en fais de temps en temps au printemps et surtout l'été mais, ce périple sera ma première randonnée de plusieurs jours en autonomie. Pour ce trek en Inde, j'étais devant l'inconnu et je ne savais même pas quelles questions posées car je ne savais même pas ce qu'il fallait que je sache!!! C'est donc en tant que néophyte et sans prétention, que je vous offre le récit de ma préparation et de la réalisation, je l'espère, de mon trek en Inde du Nord. J'avais envie de "vulgariser" ce type d'aventures en vous donnant les détails de sa réalisation, parce que moi, j'aurais bien aimé que quelqu'un me le raconte. Et je vais essayer de le faire au fur et à mesure afin de ne pas oublier de dire, ce qui deviendra peut-être une évidence au cours de l'expérience.


Il me servira également de "Journal de voyage". Beaucoup d'informations sont pour ma propre utilisation ultérieure également. Vos commentaires, suggestions, informations sont définitivement désirées!


Bienvenu dans mon voyage!!!


DATE DE DÉPART PRÉVU pour Delhi, puis Leh, en Inde: 24 juin 2017

DURÉE DU VOYAGE: 29 jours dont 16 jours en trek

AVEC QUI?: Agence Karavaniers mais plus précisément: une amie inspirante, 10 voyageurs à découvrir, une guide québécoise, un guide indien et une équipe de muletiers et leurs chevaux.

ALTITUDE: Dès notre arrivée, à Leh: 3500 m - MAX: passage du col Paran La: 5600 m

dimanche 23 juillet 2017

De retour au bercail

Enfin chez soi. Parmi mes filles, mon tchum, mes parents, mes amis, ma famille.

J'ai l'impression d'avoir laissé tomber le blog de manière trop soudaine au mois de juin alors que j'ai été surprise par l'absence de Wifi à l'aéroport de Delhi. Je suis désolée d'avoir pris autant de temps pour y revenir. Mais les mots me manquent. Je veux être honnête sans pâlir la beauté de ces paysages et le côté exceptionnel de ce périple; j'ai trouvé l'expérience extrêmement ardue.

Je voudrais pouvoir résumer le dernier mois. Je voudrais raconter ce que j'ai vécu, ce que j'ai vu. Je n'y arriverai pas. Ce fut intense. Par moments, magnifique. Par moments, décourageant. Une montagne russe.

Je suis extrêmement mitigée et fatiguée. J'y ai vu des paysages exaltants, à couper le souffle. Mais je l'ai souvent eu coupé aussi, le souffle. Un peu trop à mon goût. Je voulais vivre l'expérience du trek, de la vie en plein air, mais j'en ai eu plus que désiré. Je ne voulais pas un tel défi physique: effort physique quotidien important, pendant un trop grand nombre de journées consécutives (204 km en 15 jours)nourriture trop pauvre, sommeil imparfait, nuits très fraîches, altitude élevée soutenue (moyenne de 4500 m dont des cols de 5100, 5400 et 5600 m), etc. Mon appréciation du décor et de l'expérience en a été affecté.

Je me dois d'être honnête:  le Ladakh est une région magnifique et les hindous sont extrêmement gentils. Les voyageurs qui m'ont accompagnés étaient formidables. Les guides et l'équipe de soutien d'un grand secours, furent exemplaires. Je suis contente d'avoir réalisé ce périple car j'ai toujours rêvé de faire un trek. Mais ce n'était pas pour moi. Je l'ai "réussi", voulant dire que je suis passée au travers mais j'aurais aimé le réussir en appréciant mieux l'expérience.

J'en ai appris sur moi-même. J'ai appris à mieux cerner mes limites. Pas nécessairement, mes limites physiques en absolue mais les limites que je désire respecter pour moi-même. J'ai constaté que je suis vraiment heureuse dans ma vie. Que les choix que j'ai fait, alors que je me remets souvent en question, sont finalement très en ligne avec moi-même. Que je me connais bien mais que je me fais peu confiance. J'ai gagné en confiance: je "sais" ce qui me convient, il s'agit que je l'exprime à l'avenir.

Pour la description du voyage, je pense que les photos parleront mieux que moi même. Je vous référerai donc à l'album-photo pour la suite. Mais j'ai encore besoin d'un peu de temps pour le compléter...

Je vous remercie de m'avoir suivi. Vous m'avez été d'un grand support et réconfort.


vendredi 23 juin 2017

"Silence radio" à venir...

Ça fait parti de l'expérience, me direz-vous?

Effectivement, ça fera vraiment une période de "décrochage" unique  et j'apprécierai de ne me concentrer que sur le présent sans être constamment "ramener" au quotidien mais  je trouve difficile de penser que je ne pourrai pas communiquer avec les miens, mes filles en particulier pendant vraiment longtemps, au moins 3 semaines. Nos échanges et vos encouragements (amis lecteurs) me manqueront également mais sans vouloir blesser qui que ce soit, je ne suis pas du genre "ennuyeuse" alors ce sacrifice sera plus facile pour moi que celui de ne pas veiller, même de loin, sur mes ouailles.

Pire que de ne pas avoir de nouvelles, ce qui me déstabilise le plus est de savoir que de leur côté, elles sauront qu'elles ne peuvent pas compter sur moi. C'est quelque chose qui n'est jamais arrivé. Je suis une maman, non pas "poule", mais bien "canard" qui fait confiance en la capacité de ses filles (vous remarquerez que les canardes, comme la plupart des animaux, voguent sur l'eau au devant de leurs rejetons, en jetant des coups d’œil en arrière de temps en temps, confiante qu'ils suivent et non en arrière pour les pousser et surveiller; cette façon de faire m'a toujours inspirée.). Alors nous avons toujours favorisé leur autonomie, ne lésinant pas sur les camps de vacances, voyages et aventures de toute sortes, mais cette fois, c'est "moi" qui part à l'aventure et la maman canard se trouvera pas mal loin. Ce n'est pas pareil... Par contre, j'ai la chance que leur papa reste à la maison... S'il était avec moi, je pense que je serais plutôt en mode panique. Qu'aucun de nous deux ne soit joignable...Ouf!

Pour la pharmacie, c'est une grande fille, et son "papa" reste aussi à la maison. J'ai également toute une équipe qui veillera sur elle et les (j'allais écrire "mes"...) clients. Je suis moins inquiète. J'espère seulement avoir prévu tout ce qui pouvait l'être afin de ne pas les mettre dans l'embarras.

Pour ce qui est du blog, il y a déjà un lien vers le descriptif du voyage mais voici ici un document qui raconte jour après jour le trajet que Karavaniers a planifié pour nous, accompagné de mes quelques commentaires. Si le cœur vous en dit vous pourrez le consulter pour suivre notre périple à "l'a-peu-près". Pour avoir un peu d'information sur la région où je vais, le lien est ici. L'ensemble de ces informations provient du site internet (ici) de ce voyage, organisé par les Karavaniers. J'ai tout mis ça sur ma page d'accueil également, dans les onglets en haut de page et à droite de la page également, section "Sujets".

De mon côté, je tiendrai quand même mon journal de bord. J'hésite à traîner avec moi mon iPad. Je pourrais ainsi rédiger les articles d'emblée dans l'application du blog et publier le tout à la fin. Cette façon de faire me permettrait d'y insérer des photos à mesure et d'accélérer le processus par la suite. Par contre, c'est du poids supplémentaire et le iPad requiert de l'énergie... Peut-être que je me contenterai de le rédiger dans mon nouveau carnet de voyage dont les pages sont résistantes à la pluie (!) pour ensuite photographier ces pages et les mettre sur le blog. En réflexion...

J'espère pouvoir écrire quelques mots de l'aéroport de Delhi. Pour l'instant, je vais rejoindre mon lit et mon tchum pour une "dernière" nuit dans mon lit. Namaste!












mercredi 21 juin 2017

La semaine des "derniers"

Le dernier dimanche, le dernier lundi, le dernier mardi, etc.

Je sais que plusieurs d'entre vous comptent les jours à ma place! Ça me touche tellement!

C'est aussi les dernières commissions, les dernières conversations, les derniers paramètres à organiser au travail et à la maison, les dernières questions au Karavaniers...

Évidemment, j'ai peur d'oublier quelque chose d'important dans mes bagages, pour la maison, pour la pharmacie, pour quelque chose que j'aurais oublié!

Mais l'approche de l'échéance fait en sorte que j'en viens à un constat: je n'arriverai pas à tout faire, alors je priorise et je fais confiance. J'en ressens un apaisement; je lâche prise. (La zénitude commence bien avant la quête finalement 😉)

J'ai terminé mon bagage. C'était essentiel parce que:
  • demain, jeudi: un dernier (!) 12 heures en service à la pharmacie
  • vendredi: une petite avant-midi de service suivi d'un coup de main à ma plus jeune qui a un événement vendredi après-midi. Mon souper: je le réserve à mon Homme qui passe toujours en dernier...
Alors, entre ce soir et samedi, jour du décollage, pas de temps du tout! Alors mon "deadline" était aujourd'hui!

Le poids est un soucis pour le vol intérieur en Inde. Puis sur le dos des chevaux. Max 15 kg et non 23 kg comme pour le vol international. Par contre, on m'a rassuré et je n'ai pas à tenir compte du poids des CPAP et cie, pour le trek comme tel; ils ont compté un cheval de plus... Ça n'en prend pas tant mais tant qu'à faire! Avant "d'entrer" dans le trek, on pourra laisser un sac de voyage(contenant des items inutiles au trek) que nous récupérerons à la "sortie" pour les derniers jours de voyage plus "touristique"..

Donc, en principe, je suis prête. J'ai même réservé nos sièges dans l'avion! Il me reste à faire le ménage de mon atelier qui est en chantier, faire parvenir les documents importants du voyage à mon Homme et m'en imprimer une version papier pour moi. Les cartes SD pour l'appareil photo sont vidées; les piles chargées.

Cette semaine, c'est aussi les derniers câlins: je m'efforce d'étreindre ceux que j'aime et que j'ai la chance de croiser aux hasards plus ou moins planifiés de la semaine. Je tente de m’imprégner de souvenirs à emporter avec moi. Comme si c'était vraiment des "dernières"fois. J'apprécie mieux chaque moment passé. J'y suis plus présente. (La zénitude commence bien avant la quête finalement 😉) - bis

Mais, en même temps, je me dis qu'il ne faut pas exagérer: je pars mais je reviens aussi!

Plusieurs considèrent mon voyage comme une quête spirituelle. Ça n'a jamais été mon objectif mais je suppose que ça s'imposera, dans la marche, la longueur des jours, l'éloignement, le manque de confort. Je le fais parce que j'ai toujours été curieuse de ce genre d'excursion sans savoir si c'était pour moi. Mon objectif, c'est d'aller voir de l'autre côté de l'image. J'ai suivi mon instinct en acceptant la suggestion de mon amie pour ce voyage. Il s'est présenté par hasard et j'ai embarqué dans le train. Je ne l'ai pas cherché. Il m'a trouvé.

Voyez: je suis déjà plus spirituelle et je ne suis même pas rendue!

😇

De manière plus terre à terre, voici un échantillon de contenu de bagages:

Une vue d'ensemble

Trousse d'une pharmacienne en voyage
(J'ai apporté trop de choses volontairement pour "partager": on est pharmacienne ou on l'est pas...)

La méthode de rangement Marie Kondo :
rangement VERTICAL! On voit tous les vêtements
Eh oui! Ça ferme!

dimanche 11 juin 2017

Quand le chien s'en mèle!

Déjà j'ai dû être prudente avec mon équipement afin que ma coquine de complice à quatre pattes ne mordille pas mon équipement (ex: du caoutchouc tout seul sur un Camelback), ne se couche pas sur, et n'égratigne pas avec ses griffes, mon matelas de sol autogonflant, high tech ou ne se gave pas tout simplement de mes barres et gels énergisants.

Mais ce matin, alors que je m'apprête à préparer mon bagage et que je dégage la pièce pour y voir plus clair, elle s'affale au beau milieu de pièce. Je ne peux m'empêcher d'y voir un signe de protestation...


vendredi 9 juin 2017

Enfin les compagnons de voyage réunis!

Nous avons eu notre première réunion de voyage.

Christine nous a confirmé que c'était bien elle qui part avec nous. Je suis bien contente. Un autre guide aurait très bien fait mais je suis contente étant donné que c'est avec elle que j'ai établi  mon premier contact et partager mes premières inquiétudes.

Mes compagnon de voyage m'ont semblé sympatiques. Je suis arrivée en retard (aux mauvaises langues: je suis rarement en retard mais habituellement TRÈS "pile poil" à l'heure et cette fois-ci j'ai raté mon coup.) J'avais prévu une heure pour un trajet de 20 minutes, en d'autres temps, ça m'a pris 1h15 de la maison aux locaux de Karavaniers près du marché Atwater: traffic, construction et difficulté à comprendre mon GPS combinés...). Le retour ne m'a même pas pris 20 minutes!

Toujours est-il que j'ai manqué le classique tour de table où tout le monde se présente. Pas fâchée: j'aime bien qu'on ne sache pas trop ce que je fais dans la vie. Je préfère que les gens apprennent à me connaître "moi" avant d'être définie par les stéréotypes liés à nos fonctions dans la société. Mais ça m'a privé de connaître un peu plus mes comparses. On aura amplement le temps!

Je semble être la seule à n'avoir jamais fait de trek en groupe. C'était une de mes craintes mais ça prend une première fois. Je ne suis pas la plus jeune non plus, ni la plus vieille, mais ça, ça m'aurait étonné. Ce sont tous des couples (hétéro). Je ne sais pas s'ils pensent que Sonia et moi en sommes un, d'un autre genre 😁. On va pas mal en être un en tout cas pour un mois! Déjà ce soir, elle a partagé son sandwich avec moi, me permettant d'avoir un peu plus qu'un verre de lait et une tranche de pain aux bananes en guise de souper, avalés deux heures plus tôt...

Une bonne nouvelle: Christine nous a rappelé que ce trek est comme la "dolce vita" des treks à cause des paysages, du temps alloués à l'acclimatation, le rythme de marche, la température imprévisible mais pas particulièrement froide et potentiellement chaude! On mangera bien aussi.

Ma déception: 

Je savais déjà que pendant le trek, je ne pourrais pas poursuivre mon blog. Mais je pensais avoir un accès à internet les journées avant et après mais ce ne sera pas possible. Non seulement les ondes ne seront pas facilement accessibles, mais en plus c'est une zone située entre le Pakistan et le Tibet, un peu surveillée par les militaires, limitant davantage encore l'accès aux ondes. Est-ce un peu de légende urbaine pour nous décourager à nous connecter et favoriser notre encrage dans le moment "présent"? Peut-être, mais toujours est-il que je serai "déconnectée". De toute façon, il serait difficile de "se parler" comme tel à cause du décalage horaire (environ 9h30 de plus que Montréal) mais au moins j'aurais aimé lire et rassurer les miens (écrire sera toujours possible mais sans lecteurs...). Mais bon, il n'y a pas tant d'années que ça, ça n'aurait même pas été une option!

Deuxième déception: j'ai oublié de demander qu'on prenne une photo de groupe. :-(

Le reste de l'information, je l'avais beaucoup eu quand j'étais allée rencontrer Christine, au début de mes démarches. Pour les bagages, si on suit bien la liste, c'est A1. Je me disais: "Tout est .écrit... Pourquoi tout répéter?" He he! P-a-r-c-e q-u-e. Je ne sais pas pourquoi mais les gens ont beau lire une liste, je voyais bien que plusieurs se disaient : "Ah! Mais moi, je n'en n'aurai pas besoin". La liste est rédigée par du monde dont c'est le travail, qui savent où on s'en va et qui y sont déjà allés: Youou!!!! Ça serait peut-être une bonne idée de prendre leurs suggestions au sérieux! Rajoutes-en si le poids le permet mais enlèves-en pas! Opinion personnelle de quelqu'un qui passe ses journées à donner des conseils que les gens ne suivront qu'à moitié et qui, par la suite, te diront que tu ne l'as pas dit... 

Quand même plusieurs informations terrains très pertinentes:
  • Pas besoin de changer l'argent ici: des retraits au guichet automatique à l'aéroport de Delhi ou même à Leh seront possible et simples. À la sortie du pays, nous pourrons aussi, rechanger les roupies indiennes en argent canadien. Il est plus prudent de conserver notre reçu de change pour prouver qu'on a bel et bien changer l'argent dans le pays et qu'on essaie pas de faire de la contrebande!
  • Il y a même des douches à l'aéroport et des cabines louées à l'heure (!) pour aller siester avant notre transfert à Leh: gare de ne pas manquer le vol!
  • Pas besoin d'apporter nos collations d'ici (économie de poids pour nos bagages!): il y a de tout à Leh à des prix très corrects. J'en suis vraiment contente!!! J'avais commencé à acheter des trucs mais ce n'est jamais perdu!
La réunion nous a mis l'eau à la bouche et on a hâte d'y être. Mais comme l'a suggéré Christine, "Savourez votre "avant" aussi. Il fait parti du voyage". C'est pour cette raison que je prend le temps de rédiger ceci, peu importe qu'on me lise ou non, c'est pour moi que je le fais le plus... Vos commentaires sont la cerises sur le sunday! Et j'adore les cerises!

Et contrairement à moi, la réunion s'est terminé à l'heure.

J'étais contente de revenir à temps à la maison pour aller chercher ma "p'tite" dernière après son quart de travail à la crèmerie. Finalement, j'avais tout mon temps parce qu'elle a fini à 23h30 au lieu de 21h30-22h00!!! Ah! Maintenant qu'elles travaillent, on se couche tellement tard l'été... Ça, c'est un autre sujet!

mardi 6 juin 2017

L'Inde accepte ma visite chez elle!


Oui, j'ai reçu mon visa indien!!!

Le formulaire internet m'a pris presqu'une heure à remplir. Voici la photo avec laquelle ils m'ont accepté: 


Avec un beau sourire de même, ils ne pouvaient pas refuser, n'est-ce pas? Et avec le logo "Familiprix" en arrière-plan en plus! Ça prenait une photo avec un fond blanc...

Je n'aurai pas la même allure lorsqu'ils me verront arriver... mais je serai tout aussi souriante!

Toujours est-il que j'avais des papillons dans le ventre quand j'ai ouvert mon courriel. Je cherchais les mots qui me donnait le droit d'entrer dans le pays : Application Status : Granted 

Je dois présenter ce Visa à mon arrivée en Inde, à l'aéroport de Delhi.

Une autre étape franchie!

lundi 5 juin 2017

Lendemain de veille d'un "grand" Tour de l'ile!

Entre
  • les préparatifs du voyage (sélection et achats d'équipements, ski de fond, zumba et randonnées pour m'entraîner, tentative d'apprentissage de la langue (hindi, ladaki, je ne sais plus quoi choisir),
  • la pharmacie (les horaires à planifier et les piluliers, j'en peux plus!),
  • la maison, terrain, piscine, nouveaux rideaux (pourquoi?), climatiseur qui vient de lâcher, etc.
  • et ses occupants, dont je me suis toujours beaucoup occupée et que je délaisse tellement dernièrement
  • mon alimentation que je veux surveiller et qui demande donc une certaine planification aussi,
  • ma famille et mes amis... oups non, ça ce n'est pas vrai: je les néglige complètement!!! Je m'accroche à la citation: "Les amis sont comme les étoiles, même quand on ne les voit pas, on sait qu'ils sont là!" et j'espère que mes amis se souviendront de moi après cette folie. Quoique je sais que leurs vies à eux/elles aussi sont débordées!
Bref entre tout ça, je n'avais pas encore renouer avec ma pouliche. Certe, je suis allée travailler à vélo avec ma bécane (aussi appelée "ma mule"), mais mon vélo de route, ma pouliche, ma complice des défis cyclistes, dormait encore au sous-sol, les pneus à plat.

En début de semaine, je me suis décidée à mettre de côté mes projets de randonnée pédestre pour dimanche afin de me joindre à mes "hommes" (mon tchum, mon père et un de mes frères) et de faire le trajet de 100 km du Tour découverte du traditionnel Tour de l’île de Montréal.

J'AI TELLEMENT BEN FAITE!!! Ah! Que ça m'a fait du bien! Oui, j'ai fini par avoir mal aux jambes et aux fesses (et même aux bras: un petit peu trop crispée sur les guidons...) mais ça m'a tellement fait du bien à la tête et au cœur. Je ne peux même pas dire pourquoi. Je ne peux que le constater. J'aime ça rouler sur ma monture. 

L'exercice physique est un remède tellement extraordinaire. Contre le diabète, l'hypertension, l'obésité, ben oui, on l'sait! Mais surtout, et c'est le plus important dans mon cas: contre la grisaille de l'âme. J'en ai besoin comme de l'air que je respire. Comme de la nourriture que je mange. Comme le sommeil dont je rêve (:-b).

Ce voyage m'apprendra plusieurs choses sur moi-même. Une des choses qu'il m'a déjà apprise est que je ne suis pas la fille d'une seule passion. Je suis un peu girouette, Un peu TDAH? Peut-être. Mais pourquoi faudrait-il en faire une maladie? C'est un trait de caractère: j'aime tout! De préférence, en même temps!

Les petits sacrifices que me demandent la préparation et la réalisation de ce voyage me pèsent beaucoup. Tant du côté activités que par rapport à ma famille et à mes amis. Je le savais, je me connaissais quand même déjà (à 46 ans!) mais ça me le confirme. Je ne peux pas faire une seule chose. Et je n'y réagis pas bien. Frustration. Colère. Mauvaise humeur. Je bouillais à l'intérieur. Ça m'a pris un moment pour comprendre. Un autre long moment à me donner la permission et à me dire: j'ai envie de pédaler, alors vas-y tabarouette!!! Après tout, tu travailleras tes cuisses quand même!

Ce dimanche-là devait être, soit pour aller en randonnée pour me familiariser davantage à mon équipement et à la marche, soit, plus platement pour "rattraper" mon retard à la maison (bureau en bordel, lavage, piscine, repas de la semaine, etc.) Peut-être que je regretterai mon choix cette semaine quand je n'aurai plus de petites culottes à me mettre ou lorsque je serai sur les sentiers indiens à peiner mais à ce moment-ci, j'avais besoin d'autre chose. 

J'avais besoin d'enfourcher ma pouliche, ma "Dolce" et d'avaler les km (rabôteux par sections) de Montréal, la ville de mon cœur. J'avais aussi besoin de renouer avec mon tchum, c'est déjà ben assez de faire une expédition d'un mois sans lui! Et avec mon père et mon frère. Et au retour de conclure cette belle journée avec ma mère et des amis. Une belle gâterie!

Et ça m'a fait un bien fou!

Et lendemain de veille? Si vous voyiez mon sourire quand le souvenir de ma randonnée se fait sentir dans mes fesses ou mes cuisses alors que je me penche pour ramasser quelque chose à terre... Je prends ces lendemains de veille-là, n'importe quand!