Pourquoi ce blog?

POURQUOI CE BLOG?


Je ne suis pas une experte en randonnée pédestre. J'en fais de temps en temps au printemps et surtout l'été mais, ce périple sera ma première randonnée de plusieurs jours en autonomie. Pour ce trek en Inde, j'étais devant l'inconnu et je ne savais même pas quelles questions posées car je ne savais même pas ce qu'il fallait que je sache!!! C'est donc en tant que néophyte et sans prétention, que je vous offre le récit de ma préparation et de la réalisation, je l'espère, de mon trek en Inde du Nord. J'avais envie de "vulgariser" ce type d'aventures en vous donnant les détails de sa réalisation, parce que moi, j'aurais bien aimé que quelqu'un me le raconte. Et je vais essayer de le faire au fur et à mesure afin de ne pas oublier de dire, ce qui deviendra peut-être une évidence au cours de l'expérience.


Il me servira également de "Journal de voyage". Beaucoup d'informations sont pour ma propre utilisation ultérieure également. Vos commentaires, suggestions, informations sont définitivement désirées!


Bienvenu dans mon voyage!!!


DATE DE DÉPART PRÉVU pour Delhi, puis Leh, en Inde: 24 juin 2017

DURÉE DU VOYAGE: 29 jours dont 16 jours en trek

AVEC QUI?: Agence Karavaniers mais plus précisément: une amie inspirante, 10 voyageurs à découvrir, une guide québécoise, un guide indien et une équipe de muletiers et leurs chevaux.

ALTITUDE: Dès notre arrivée, à Leh: 3500 m - MAX: passage du col Paran La: 5600 m

lundi 22 mai 2017

Petite vérification d'équipements et de "body"...

Cette semaine fut marquée par beaucoup de variétés, passant du jet set "Hotel Pur", rue de la Couronne, dans le quartier St-Roch à Québec, avec lits et oreillers confortables au sympathique "Camping de la joie", toujours dans la région de Québec et notre tente pour deux, matelas de sol et sacs de couchage...

J'avais un événement avec ma bannière, Familiprix, à Québec et une de mes grandes filles m'accompagnait. Par la suite, nous avions depuis longtemps prévu que nous irions en camping et en randonnée cette fin de semaine de la Fête des Patriotes. Nous voulions allées dans la région du Mont Washington mais mon passeport était en commande et la date d'arrivée prévue était le 24 mai. Étant donné que j'allais à Québec, je me suis dit, autant en profiter pour "marcher" dans la région.

En fait j'ai reçu mon passeport à temps mais nos plans étaient faits alors, Québec, ce fut.

J'aurais vraiment aimé aller dans Charlevoix, mais c'est encore très froid à ce moment-ci de l'année et encore plus loin pour en revenir, dimanche.

J'ai donc décidé de découvrir un Parc de la SEPAQ que je ne connaissais pas dutout: Le Parc national de la Jacques Cartier. C'est un magnifique parc national et il a l'avantage indéniable de n'être qu'à 40 km de la ville de Québec.

J'ai choisi le camping au hasard, sur la route entre Québec et le Parc, et ce fut un excellent choix car il est vraiment près de la ville et ça nous a permis de bien profiter de la ville toute la journée de vendredi, revenir nous installer et souper au camping puis revenir pour une promenade nocturne en ville avec les "Visites fantômes de Québec", qui nous ont fait visiter des coins intéressants avec des histoires morbides... Sympathique quand on dort sous la tente ensuite...

L'intention première de cette expédition était de nous délier les jambes mais, pour moi, c'était aussi l'occasion de tester mon équipement: matelas de sol tout neuf, sac de couchage et doublure empruntés à des amis, batterie de CPAP et pour la randonnée, mes nouveaux pantalons, mes bottes, le sac à dos, et j'en passe...

Ouf! Il y avait longtemps que j'avais campé en tente. La tente-roulotte me manquait. Les réflexes me manquaient. Pour l'équipement, il y eut des oublis aussi mais on s'est bien débrouillées.

Vendredi soir, nous avons appris, par la radio, que les activités du Parc avaient dû être cancellées à cause du niveau d'eau de la rivière trop élevé, requérant un sauvetage (en zodiac!) de campeurs, qui se sont trouvés bloqués entre leur site et le chalet d'accueil.

Mais le samedi, les activités ont repris. Cependant peu de sentiers étaient ouverts. Nous avons donc entreprit "Les coulées", une dizaine de km de niveau intermédiaire. La randonnée débuta à 11h00, un peu tard à mon goût mais je n'avais pas envie de nous pousser dans le dos; c'est tout de même une petite vacance. De plus, la randonnée s'annonce courte, pas trop difficile et de toute façon, l'important est de profiter de ce moment privilégié avec ma fille.

Je porte notre lunch, 2,5 litres d'eau, 2 litres de Gatorade et des vêtements de surplus "au cas où"

Ça s'est très bien passé. Pas de grande difficulté, à part une première montée très, très soutenue pendant au moins 1 à 1,5 km. Après, il y en a eu d'autres mais avec plus d'alternance. Nous étions déçues de ne pas nous rendre à un "vrai" sommet mais il y a quand même eu de beaux points de vue: montagnes, ruisseaux, cascades et cie. Il y a une section "autoroute", c'est-à-dire très large mais très agréable avec la rivière Jacques-Cartier à nos côtés.

Fin de la randonnée: vers 15h30. Un quatre heures de marche dans les jambes, on est quand même fatiguées. Myosotis commence un rhume (ou des allergies saisonnières) alors elle trouve ça particulièrement difficile. De mon côté, mes allergies me harcèlent également et mes jambes sentent qu'elles ont marché mais je me sens en forme. J'ai trouvé une façon différente de lacer mes bottes pour qu'elle frotte moins sur ma cheville. Autrement, ce sont des pantoufles. Des pantoufles un peu lourdes quand même. J'ai lu, trop tard, dans les documents de l'agence, que des bottes de randonnée "moyennes" suffisent. Cependant elles sont excellentes pour retenir mes pieds et éviter que mes orteils "cognent" le devant de ma bottes, lors des descentes, très imperméables et solides. J'hésite donc à prendre mes autres bottes parce qu'elles protègent moins bien ma cheville et retiennent moins bien mon pied en descente. Je me pose la question quand même...

Même si je me sens en forme, une bonne sieste était tout ce dont je rêvais au retour! Je me demande quand même ce que ce sera de faire, encore plus, et ce, jours après jours... Je me dis que les premiers jours seront intenses mais le corps devrait s'adapter. En plus, je n'aurai même pas à cuisiner mes repas! Pfff! Amenez-en des kilomètres! 😅

Ce que j'ai appris lors de ce 48 heures de camping/randonnée, dans le désordre:
  • Mauvaise idée de porter des barrettes dans les cheveux: ça "pogne" tout le temps dans le chapeau, dans la "porte d'entrée" de la tente, etc. Mes cheveux, même attachés, sont de trop sur ma nuque; ça fait, ou bien une "boule" inconfortable sur ma nuque, ou je les détache et je les sens autour de mon visage, malgré le chapeau. Après maintes tergiversations, je vais vraiment raccourcir mes cheveux.
  • Je dors très bien dans un sac de couchage de type "momie". Il a fait près de zéro la nuit et je n'ai pas eu froid.
  • Mon matelas de sol est assez épais même si après une nuit de sommeil, j'ai mal au dos quand même: je n'ai plus 20 ans! Des étirements réguliers devraient régler le problème.
  • Faire une oreiller avec mes chandails: pas fameux. Je vais devoir raffiner ma technique.
  • J'avais deux types de batteries et j'ai oublié un des adaptateurs. J'ai dû me passer de CPAP pour une des deux nuits.
    • Étant donné que j'ai perdu du poids depuis mon évaluation de sommeil, je me demandais si ma situation respiratoire s'était améliorée.
    • Je suis sensée être moins symptomatique en dormant de côté, je me suis efforcée de dormir sur le côté.
    • Verdict de ma fille suite à cette nuit sans CPAP: je n'ai pas ronflé. Elle pensait même que j'étais allée dormir dans l'auto parce qu'elle ne m'entendait pas.
    • De mon côté, c'est vrai que je me suis réveillée quelques fois, probablement quand je tournais sur le dos, mais je n'ai pas eu l'enflure du visage que j'avais avant l'utilisation de mon CPAP et je me suis réveillée quand même plutôt reposée.
    • En conclusion, je suis un peu plus optimiste, et j'anticipe un peu mieux le voyage sachant que ma situation est meilleure qu'auparavant.
  • Lunettes de soleil: j'aime beaucoup mes lentilles qui s,adapatent à la clarté. Je vais voir si j'ai le temps de me faire faire des verres "clip-on". J'aimerais ça voir clair et ne pas porter de verres de contact.
  • Côté vêtements: j'ai tout ce qu'il me faut.
  • Côté dodo: il me manque une oreiller ou l'équivalent!
Bref, ça s'en vient bien. Ça s'en vient vite en tout cas!


Sentier "Les Coulées" au Parc national de la Jacques-Cartier



Parc national de la Jacques-Cartier - Centre des découvertes





dimanche 7 mai 2017

Défi: déterminer les sacs de rangement nécessaires...

Me voici chez MEC, je me sens confiante, je veux me lancer dans l'achat de sacs de rangements pour mettre mon matériel dans les bagages.

Il y a les sacs de compression. Les sacs de compressions imperméables. Les sacs qui ne compressent rien mais qui sont légers. Avec ou sans fermetures éclairs. Avec ou sans, une section transparente, facilitant l'identification du contenu. Évidemment, tout ceci dans toutes les gammes de prix. Et de différentes couleurs, qui ne font pas nécessairement mon bonheur (au prix que c'est, ça a son importance!) Oh la la! Le vertige me reprend.

Comment établir mes besoins? 

J'aurai deux bagages: mon sac à dos de jour et mon sac de voyage (le fameux 15 kg!). Selon ce qui m'a été dit, mon CPAP "comptera dans les accessoires médicaux, je ne l'inclus donc pas dans le 15 kg.

Déjà le sac de voyage de lui-même sera imperméable. Je dois quand même prévoir le pire et minimalement utiliser des sacs de compression "résistants" à l'humidité.

Questions à se poser:

  • Qu'est-ce que je dois VRAIMENT garder au sec, en tout temps?
  • Ai-je vraiment besoin de tout mettre dans des sacs de compression? Il faut quand même se rappeler que ces sacs réduisent le volume mais pas le poids...
Je commence "facile": une trousse de toilette personnelle, légère comme tout, avec un petit miroir et quelques compartiments. Elle se suspend si on trouve quelque part pour la suspendre. La couleur maintenant: mon cœur saute sur la rouge! Mais ma tête me signale qu'optimalement, il faudrait que ce petit sac me serve aussi pour mes séjours urbains aussi (ex: séminaires, congrès, etc) et gagnerait à être plus "sobre". Je choisis donc le noir, mais finalement, je prendrais les deux pour me servir de la rouge comme trousse de premiers soins: très commode avec les compartiments et beaucoup plus légère que celle que j'ai déjà. Et en plus, la couleur "rouge", la rend facile à trouver.

Je suis heureuse, j'ai réglé un sac!

Mais ensuite, 

  • Qu'est-ce que je dois VRAIMENT garder au sec, en tout temps?
    • Tente: elle est fournie par l'agence. Je n'ai pas à m'en préoccuper.
    • Sac de couchage - sac de voyage
    • Matelas de sol - sac de voyage
    • Appareil photo - sac de jour
    • Mini iPad - sac de jour
    • CPAP - sac de voyage
    • Journal de bord - s'il est suffisamment petit, je l'aurai sur moi ou dans mon sac de jour - dans un sac Ziploc???.
  • Qu'est-ce qu'il serait PRÉFÉRABLE de garder au sec en tout temps?
    • Tout! Sans blague, essayons d'être plus précis.
    • Souliers
    • Vêtements chauds
    • Bas
    • Trousse de premiers soins - Habituellement tout est dans des sacs ou emballages plastifiés...Médicaments conservés dans sacs Ziploc
  • Qu'est-ce qui pourrait TOLÉRER d'être humide?
    • Sandales
    • Vêtements de tourisme
Ma question: est-ce que mon idée de sacs Ziploc est adéquate? Est-ce que c'est "trop lourd"?

Est-ce je devrais acheter quelques grands sacs de compression plutôt que plusieurs petits?

Même si j'ai envie de "régler" le cas tout de suite et de commander le tout par internet en même temps que d'autres items, je vais remettre ces achats vers la fin de la préparation en considérant visuellement l'ensemble de mon bagage. Je prendrai aussi le temps de poser mes questions aussi à la guide.


mercredi 3 mai 2017

Ah la planification des bagages!

Je poursuis la planification des bagages. Ce n'est pas simple dutout!!!

Pourtant j'ai une liste. Mais il y a tellement de sortes de pantalons, de matelas de sol, de sacs de couchage, de sacs de rangement, etc. Je perds énormément de temps en ligne à comparer les caractéristiques, les poids, les prix. J'apprends aussi. Mais ça me prend vraiment beaucoup de temps.

Je veux bien acheter les bonnes choses mais il y a le budget aussi. Et je ne veux pas exagérer. Après tout les Sherpas ne portent pas du Arc'térix! Je n'ai pas la même endurance qu'eux non plus, mais il faut faire la part des choses...

Je m'en fait un peu trop. Et je néglige ma préparation physique.

Alors hop! On laisse faire un peu le magasinage et on va bouger!

mardi 2 mai 2017

Et la "machine" dans tout ça?

Après avoir envisagé la possibilité du voyage. Après avoir résolu (ou presque!) les problèmes de conscience et de planification stratégique, il reste un facteur important: la forme physique!

Outre, les exigences habituelles d'un trek, à 46 ans, j'ai déjà une limite importante: depuis environ un an, je dors avec un appareil pour m'aider à respirer (CPAP).

Je me sens toute jeune, je suis relativement en forme et en santé et pourtant, j'ai déjà une limitation. Ce facteur limitant et inquiétant, n'est pas banal pour une aventure en altitude où l'air est raréfié mais il est aussi une source de motivation pour moi. Je tiens à "trouver un moyen" car je me dis que ça ne peut qu'être pire en vieillissant, si je remets mon projet à plus tard.

Mon médecin me confirme cependant que, éveillée, je n'ai AUCUN problème respiratoire. Endormie, je n'oublie pas non plus de respirer mais il y a "moins d'air qui passe" et mon CPAP devient essentiel. Mais j'apprends aussi que deux facteurs peuvent m'aider grandement:
  • Une perte de poids pourrait probablement améliorer ce facteur (perte de 10% pourrait améliorer l'apnée de 25%)
  • Une position de sommeil de côté améliore également ma respiration.
À la base, je dois pouvoir compter sur mon CPAP. Cet appareil fonctionne à l'électricité.

Hors, ce trek de 16 jours se fait sans électricité et plusieurs autres journées se déroulent dans des endroits où l’électricité est rationnée.

Je fais des recherches sur internet qui me confirment que je devrais pouvoir le faire fonctionner avec des batteries que je chargerais avec un chargeur solaire. J'ai demandé à des habitués et il m'ont répondu qu'ils font fonctionner sans problème, ordinateur portable, iPad et téléphone en trek, en altitude, grâce aux chargeurs solaires. Ça devrait marcher!

Mais encore faut-il qu'il me soit possible d'apporter tout ça avec moi (CPAP, batteries et chargeurs solaires).

Alors je contacte l'agence: Les Karavaniers.

J'expose mes inquiétudes en toute franchise.

Ma forme physique de base:
  • Je suis en forme acceptable sans être exceptionnelle.
  • Je fais beaucoup de vélo, l'été. Du ski de fond également, l'hiver. (c'est l'hiver au moment de prendre cette décision).
  • Je fais de la randonnée en montagne mais ne suis pas une experte.
Selon la guide, jusque là, ça va, en autant que je m'y mette un peu d'ici au voyage : en plus de mes activités habituelles, au moins deux grosses randonnées d'une journée avant le départ pour valider mes jambes. Ce voyage offre une bonne acclimatation à l'altitude et on a une bonne équipe de muletiers (cuisiniers, aides de camp et chevaux. (on est gâté, quoi!)

Mon soucis, et ce soucis demeure: la nécessité du CPAP.

La guide Karavaniers me rassure d'emblée: il me sera possible d'apporter mon équipement. Ce qui est essentiel est que je n'aie pas de limitation respiratoire pendant la journée, parce que l'altitude en elle-même en sera une.

Autres points encourageants:
  • Plusieurs voyageurs se découvrent de l'apnée lors de tels voyages ou présentent toutes sortes d'autres raisons pour ne pas dormir adéquatement (envie fréquente d'uriner parce qu'on doit boire tellement d'eau dans la journée, froid, insomnie inexpliquée, etc.) que celle-ci n'est qu'une autre parmi les autres.
  • Aussi, avant de quitter complètement la civilisation, on passe plusieurs jours en altitude, et on fait plusieurs randonnées, Ainsi, si, vraiment, je ne me sens pas bien ou que l'équipement ne fonctionne pas bien, j'ai la possibilité de ne pas "entrer" dans le trek et de rejoindre le groupe à la "sortie" (après avoir pleuré toutes les larmes de mon cœur..
Je peux vivre avec ça. (littéralement!)

Je me suis mise à l'entraînement et à la perte de poids, sans exagérer; je ne dois pas m'épuiser ou vider mes réserves.

Une autre question réglée.

Je met mon dernier dépôt à la poste le 25 avril 2017. On ne recule plus: je pars.



NOTE POUR CE QUI EST DE CE PROBLÈME RESPIRATOIRE: 

CHAQUE CAS EST DIFFÉRENT ET RIEN N'INDIQUE QUE CE SOIT ACCEPTABLE POUR D'AUTRES PERSONNES DE FAIRE LA MÊME DÉMARCHE.

À CHACUN DE FAIRE SES VÉRIFICATIONS. DANS MON CAS, IL SEMBLE QUE CE SOIT ADÉQUAT MAIS L'AVENIR AURA LE DERNIER MOT.


lundi 1 mai 2017

Les voix contradictoires ou la culpabilité féminine???

Après avoir finalement, ouvert la porte à la possibilité de prendre part à ce périple, oh que les pensées culpabilisantes et réprobatrices se sont manifestées rapidement!
  1. Je suis une mère de famille. J'ai des responsabilités envers mes filles!
    1. Contre argument: oui mais elles sont plus vieilles maintenant et les vacances en famille sont de plus en plus compliqués voire impossible, de toute façon.
    2. Contre-argument 2: Justement, tu as la responsabilité d'enseigner à tes filles que tout est possible. Que si elles désirent quelque chose, il ne dépend que d'elles pour y arriver.
  2. Je suis une épouse, une blonde! Je ne peux pas laisser mon tchum derrière comme ça!
    1. L'Homme réagit immédiatement très favorablement en relevant que c'est une chance fantastique de pouvoir y aller avec une amie en plus! Il facilite la décision en expliquant que c'est un excellent moment pour le faire, étant donné que nous ne pourrons pas vraiment prendre de vacances ensemble cet été, de toute façon. Et surtout, il sait à quel point un tel projet m'habite depuis longtemps.
  3. Je suis propriétaire d'une pharmacie: j'ai des responsabilités envers ma pharmacie, mon associé, mes clients! Ce n'étais pas prévu, à 3 ans d'acquisition que je m'absente pour si longtemps.
    1. Je sais m'entourer de gens qui m'aime, je crois. L'associé n'a pas une seconde d'hésitation: Go for it! Je m’occuperai de tout ici. On n'a qu'une seule vie.
  4. C'est beaucoup trop cher!
    1. Pour cet argument, il n'y a pas grand chose à dire: c'est très cher! Sans compter le salaire que je n'aurai pas pendant 4 semaines. Sans compter les frais encourus par la pharmacie pour me remplacer. Et mon Homme et mon Associé sont d'accords: sur une vie, ce n'est pas tant que ça! Je me promets de mettre les bouchées doubles avant, et après le voyage!
  5. Mais je ne suis pas une de ces aventurières dont j'admire tant l'énergie et le cran (et qui, j'ai honte de le dire, m'agace parfois avec leur belle assurance. Jalousie quand tu nous tient!)
    1. Alors une voix méchante me répond: "Ben c'est ça! Reste à la maison! Là, tu seras définitivement pas une de ces aventurières-là!" (Et je deviendrai vraiment une jalouse finie!) Honnêtement, cette voix est extrêmement désagréable. Je ne peux plus reculer...
Il faut savoir que, œuvrant dans le milieu de la santé, des gens dont la vie bascule subitement, à tout âge, nous en voyons vraiment beaucoup trop. Plus le temps passe, et plus l'urgence de vivre me tenaille. La crise de la quarantaine, j'imagine.

Je n'ai même pas besoin de me justifier auprès des miens, la seule qui reste à convaincre: c'est MOI! J'ai encore peine à sauter dans l'aventure. Avant de laisser mon cœur s'emballé, j'ai encore des choses très terre-à-terre à vérifier...